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Mémoire, Documentation et Archives de Laghouat

A travers ces pages, vous allez découvrir Laghouat, la porte du désert, une cité saharienne de l'Algérie, une ville du Xe siècle dont le nom a une origine plus ancienne encore. Ceci est un blog où je me contente de commenter des événements, illustrer des faits, partager des documents pour l'histoire dans le but d'aider en documentation nos chercheurs dans leur travaux académiques.

A propos de la mosquée de Sidi Moussa à Laghouat

Publié le 14 Janvier 2017 par Bachir Rouighi in Histoire

Dans un précédent article sur les mosquées sur le groupe mémoire, documentation et archives de Laghouat ainsi que sur ce blog, on a abordé les noms des anciennes mosquées de Laghouat avant 1852. Dans une proposition de notre ami l'architecte Monsieur TAKHI belkacem, le nom donnée pour l'une des  mosquées de Laghouat en 1844, à savoir Sidi Moussa, est celui de la mosquée des Ahlafs, appelée par la suite El-Khalifa, par référence au titre du chef de la confédération des Larbaa, le Khalifa Ferhat Djelloul ben Lakhdar qui a joué un imminent rôle pour récupérer cette mosquée reconvertie depuis la conquête en une église puis un dépôt.

L'essentiel, notre informateur qui a bien positionné ces mosquées et leur toponymie sur un plan de l'ancien kasr de Laghouat n'a pas tort. Et il s'agit ici de Sidi Moussa ben Hassan El-Darkaoui.

Dans deux documents différents, on a la justification de cette appellation donnée à la mosquée des Ahlafs :

Commençant par une biographie de ce personnage rapportée par Berbrugger qui a interrogé Hadj Kara, le mufti de Dellys en octobre 1855 à ce propos et Gorguos en a traduit le récit, publié  dans un article paru dans le numéro 1 de la revue africaine en 1856, sur Moussa El-Derkaoui et l'émir Abdelkader en 1835 où il est dit qu' " il alla à Laghouat où il s’attacha à la mosquée des Ahlaf, une des deux tribus de cette oasis ; il y remplit l’office de moueddin, appelant aux cinq prières, avec les modulations vocales usitées dans l’Orient. Ce chant étranger plut beaucoup aux gens du pays qui lui apportaient sa nourriture dans la mosquée où il habitait, sur une des nattes du temple " (revue africaine n° 1, 1856, p 46).

Ajoutant aussi ce que Trumelet avait confirmé dans son livre l'Algérie légendaire au sujet de Sidi Moussa - Pendant son séjour à Laghouath, Sidi El-Hadj-Mouça prenait plaisir à remplir l’office de moudden à la mosquée  des Ahlaf, appelant aux cinq prières canoniques avec les modulations vocales usitées dans l’Orient. Tout le quartier des Ahlaf était dans le ravissement, et se pressait dans les rues ou sur les terrasses pour entendre, chaque jour, cet harmonieux appel à la prière. Son talent pour jeter l’adan aux quatre points cardinaux ne fut certainement pas étranger au succès de son prosélytisme dans le ksar de Lagouath -(Trumelet, l'Algérie légendaire, 1892, p 306).

Venu à Laghouat en 1829, muezzin à la mosquée des Ahlafs, initiateur et chef de la confrérie Darkaoua (Chadhoulia) à Laghouat, fervent résistant décédé dans le siège et la bataille de Zaatcha en 1849. Son nom a été donné à la mosquée des Ahlafs. 

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